– Clap de fin sur le onzième festival ICRONOS –
Il y a vingt ans en 1988, naissait le festival ICRONOS véritable défi que se lançait une petite équipe de bénévoles, présenter au public le plus large le résultat des recherches faites par les archéologues au travers d’un média de grande diffusion, le film.
Votre participation toujours plus importante au fils des éditions nous montre que la passion du passé que nous avions et que nous gardons encore intacte, répondait parfaitement à votre goût pour notre histoire, pour nos racines.
Par la suite la création de nombreux autres festivals, en France qui aujourd’hui en compte quatre, à Amiens, Besançon, Toulouse et bien sur Bordeaux, mais aussi en Belgique, Allemagne, Suisse Italie, Espagne ou Grèce et même en dehors de notre vielle Europe au États-unis à Eugène en Oregon, démontre de la meilleure manière que ce besoin de se retourner pour comprendre le présent et appréhender l’avenir n’est pas une exception française.
Toutefois il nous reste à convaincre un certain nombre de décideurs du bien fondé de la démarche. Car à ICRONOS point de tapis rouge, point de vedette ni de Bling Bling ; seulement le public à la rencontre de cinéastes et de scientifiques qui ont compris tout l’intérêt que présente le film pour valoriser le résultat de leur recherches, établir des modèles d’évolutions des sociétés humaines, et pouvoir les extrapoler à notre société contemporaine.
Pour cette onzième édition, 42 films ont été proposés à l’appréciation du jury mais aussi à celle du public pour en reconnaître les meilleurs des meilleurs. Le jury d’archéologues, cinéastes et journalistes, a bien, dans l’esprit du festival, présenté un palmarès qui réussi l’osmose entre moyens et passion, reconnaissant la valeur de l’investissement tout en récompensant la générosité, la fraîcheur et le naturel. Le prix du public quand a lui récompensant une production également primée par le jury. Ce qui prouve s’il en été besoin, que le film archéologique à toute sa place dans la transmission de la connaissance, la compréhension de notre passé pour préparer l’avenir. En conclusion, je ferais mienne une citation du philosophe américain d’origine espagnole, Georges Santayana : Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le revivre.
Nous avons deux ans pour mettre en musique une nouvelle partition. Deux ans pour permettre à encore plus d’archéologues, réalisateurs & producteurs, de réaliser des documentaires toujours aussi aboutis. Espérant que le réseau des festivals s’agrandisse encore et que la reconnaissance du documentaire d’archéologie soit plus complète.